Mon premier roman, Les Mains Lâchées

Jeudi 18 août, dans toutes les librairies de France et de Navarre, est sorti mon premier roman, Les Mains Lâchées, publié chez Plon pour la Rentrée littéraire 2016.

Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan, appelé Yolanda aux Philippines, a tué plus de 7.000 personnes lorsque des rafales de plus de 360 km/h ont provoqué trois immenses vagues, trois “tsunamis”.

C’était il y a presque trois ans et pourtant, je n’ai rien oublié. Il suffit d’un petit choc – un accident de voiture, une baston dans un restaurant, un enfant qui chute tête en premier dans un escalator – pour que les cauchemars reviennent.

Pour que je vois à nouveau dans la rue se dresser d’immenses vagues, s’envoler les maisons, pour que je ferme les yeux afin de ne pas compter les corps par dizaines ; les visages anonymes dans la boue.

La narratrice de mon roman, Madel, est comme moi journaliste. Elle non plus ne peut oublier. Le typhon a tué Jan, son homme, alors qu’il allait fêter ses trente ans. La maison n’a pas résisté aux vagues. Jan est mort et Madel n’a pas su retenir la main de l’enfant dont il lui avait confié la charge. 

Ce n’est pas facile d’être la seule personne vivante dans une pièce. Madel est d’abord une survivante comme les autres. Jusqu’à ce qu’on la force à endosser son rôle de journaliste: il faut couvrir la catastrophe. Faire parvenir les images de Leyte, l’île détruite, aux indolents téléspectateurs, si loin, à l’abri en Europe. Tout faire pour qu’ils ne zappent la tragédie qui a accablé les Philippines.

Pour  trouver la force de tenir sa caméra, Madel doit anesthésier ses sentiments. Elle rencontre Jack, un pompier devenu corbillard. Liliana, une mère qui ne se pardonne pas d’avoir préféré sa vie à celle de ses enfants. Rosie, qui enregistre les morts. David, le docteur qui a compris que la médecine ne peut sauver ceux qui meurent de tristesse. Irene, une reporter capable de tout pour obtenir ses images, quitte à franchir la frontière entre journalisme et voyeurisme.

Elle doit aussi accepter que la mort n’absout pas les crimes commis. Qui est Jan? Qu’a-t-il fait pour être autant détesté à Tacloban? Et comment se pardonnera-t-elle d’avoir lâché la main de l’enfant?

Pour acheter Les Mains lâchées, vous pouvez vous rendre dans votre librairie la plus proche ou bien le commander sur Amazon et la Fnac.

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Ce qu’en pensent les critiques littéraires:

Le Monde des Livres, par Virginia Bart: “Anaïs LLobet, qui a été reporter free-lance à Manille en 2013 et vécu le cataclysme meurtrier, déroule un texte sensible sur les contradictions et les limites de la psyché confrontée à l’impensable”

Livres Hebdo, par Pauline Leduc: “Avec ce roman, Anaïs Llobet prend fermement les lecteurs par la main pour les entraîner dans un univers post-apocalyptique où même les bayani – héros en Philippin – du quotidien perdent espoir. A l’opposé du récit tire larmes qu’on aurait pu craindre sur un tel sujet, l’auteure tisse un beau roman sous tension à la pudeur remarquable qui soulève avec finesse les problèmes, particulièrement d’actualité, du traitement de l’information face à l’horreur.”

(Photos de lecteurs et d’Instagram)

Vous pouvez aussi retrouver mon interview sur TV5 Monde, dans le cadre de l’émission 64′ Grand Angle, et un entretien-fleuve sur Asialyst.

Sélectionnée par le collectif de critiques littéraires des 68 premières fois, j’ai eu la chance d’être remarquée par d’excellents blogueurs. La plupart ont mis un extrait de leurs chroniques sur Babelio et Lecteurs.com

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Voir (son) double

Les libraires ont également réservé un bon accueil à mon livre! 

Quelques extraits de leur ressenti, à retrouver sur le site Du côté des libraires:

“Coup de vent littéraire! Une histoire intense, une écriture puissante, un premier roman incroyable.” Céline V. (libraire)

“L’écriture est fluide et pas seulement focalisée sur la catastrophe, ce qui rend la lecture passionnante. (…) Avec une sorte de discrétion, Anaïs Llobet y ajoute une réflexion sur le travail d’une journaliste présente sur les lieux d’une catastrophe humanitaire. (…) Un bon roman qui ne pousse pas à pleurer, qui raconte avec pudeur l’horreur de la catastrophe, qui laisse sa part à la sensibilité de l’auteure. Un premier roman qui fait espérer un second.” Jean T. (libraire)

Anaïs Llobet réussit à équilibrer parfaitement la tension (…) Les Mains lâchées est un roman qui prend aux tripes, et qui nous rappelle aussi à quel point le drame, quand il est à l’autre bout du monde, est éphémère pour ceux qui ne le vivent pas directement, dans une société de l’immédiateté où la tragédie est mise aux enchères.” Marylou C. (libraire)

“Ce premier roman est un vrai choc : descriptions précises mais pas glauques, sentiments forts mais pas mièvres, la souffrance écrite sans pathos, des personnages justes et attachants… Anaïs Llobet réussit là un coup de maître avec une plume aiguisée comme un sabre. Un auteur à suivre!” Camille M. (libraire)

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Au Salon littéraire de Radio France

Mais le plus important, c’est la reconnaissance des lecteurs. Merci pour vos messages, merci pour vos encouragements!

Grâce à la magie des réseaux sociaux, j’ai pu voir mon roman voyager de Kaboul à Buenos Aires, du Canada à l’Australie! Sans oublier les Etats-Unis, le Portugal, l’Italie, le Brésil, l’Algérie, la Belgique, le Sri-Lanka, la Thaïlande… et bien sûr les Philippines, la France et la Russie!

Merci!!

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Ps: Ce roman n’aurait jamais vu le jour sans l’aide d’une multitude de personnes, dont mon éditrice Lisa Liautaud, Emmanuel Clerc, et bien sûr, ma mère et son infaillible soutien dans les moments de doute.

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